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Dessin d'un couple cuisinant. / © Stéphanie Machefert

Le couple à l'épreuve du confinement

Les mesures de confinement obligent maintenant à rester chez soi, parfois à deux sous le même toit, voire même davantage lorsqu’il y a des enfants. Comment vivre ainsi 24h/24 et 7j/7, parfois même dans un espace très réduit ? Comment télétravailler dans ce contexte ? Comment trouver le bon équilibre entre temps collectifs et préservation de son indépendance ? Les professionnel·le·s de l’enfance et de la famille du Département vous conseillent pour vivre au mieux le confinement en couple et surtout vous orientent si la situation dégénérait.

mercredi 08 avril 2020
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Bien vivre le confinement

 Gardez le rythme !

Conservez un rythme de vie normale :

  • continuez à vous lever le matin, vous laver, vous habiller en évitant de rester en pyjama toute la journée,
  • planifiez la journée avec des heures de repas fixes pendant lesquelles le couple ou la famille se retrouvent, des temps de travail pour les personnes en télétravail, des temps de loisirs, etc.

 Avoir son espace

Dessin d'une famille avec la mère qui travaille, le père qui s'occupe des enfants.En situation de télétravail…

Aménagez-vous, si possible, un coin dédié à votre activité afin que le travail n’envahisse pas tout le logement.
 Si la·le conjoint·e est en télétravail, ne la·le sollicitez pas trop durant ses heures de travail, respectez sa façon de travailler et la confidentialité de ses échanges professionnels.
Si vous êtes tous les deux en télétravail et qu’il faut en plus s’occuper des enfants, faites-le si possible à tour de rôle sur des périodes déterminées à l’avance.

… Mais pas seulement

Essayez de garder un espace personnel pour pouvoir vous retrouver seul·e à certains moments. Si la configuration du logement ne le permet pas, s’autoriser par exemple à s’enfermer quelques instants dans la salle de bains ou à écoutez de la musique avec un casque. Ce besoin d’isolement est tout à fait normal.

 Partager... encore plus !

  • Les tâches ménagères
    Ex. : quand l’un fait le ménage, l’autre peut s’occuper du linge.
  • Inventez des activités à deux
    Ex. : faire un jeu de société, une séance de gym, etc.
  • Se rapprocher
    En couple, n’oubliez pas les moments de complicité, de tendresse et plus. Le confinement ça peut aussi rapprocher !

 Se respecter

Le contexte actuel peut générer des sensations de stress inévitables. Respectez les changements d’humeur inhabituels de votre conjoint·e. Soyez à l'écoute de ces moments de stress ou d’inquiétude et évitez de vous les reprocher.

 

Si la tension monte

Pour certain·e·s, le confinement sera l’occasion de se retrouver, pour d’autres, il entraînera des tensions ou exacerbera des difficultés antérieures. Plus que jamais, soyez vigilant·e·s pour adopter les bons réflexes.

 S'isoler, évacuer la tensionDessin d'une femme devant une fenêtre ouverte.

  • Respirer à fond plusieurs fois de suite.
  • Aller à la fenêtre prendre une grande bouffée d’air peut aider.
  • Si c’est possible, sortez faire un tour, muni·e de votre attestation. Reportez à plus tard la discussion, une fois que le calme sera revenu.
 Restez optimiste !

Avec quelques aménagements, de nombreux couples réussiront à traverser cette période difficile et en ressortiront renforcés.

 Vous avez besoin d’aide ?

Pour un conseil, un soutien ponctuel et non urgent, prenez rendez-vous pour un entretien téléphonique auprès des conseillères conjugales et familiales du Département du Calvados :  02 31 57 14 31, du lundi au vendredi de 10 h à 16 h.

 

Si la violence se déclenche

Vous êtes victime de violences physiques ou verbales de votre conjoint·e ?

 Un seul réflexe : isolez-vous si vous le pouvez et demandez de l'aide.

Dessin d'une femme téléphonant.

 

 Les contacts pour vous aider

  • 02 31 62 32 17 : le Centre d'information des droits des femmes et de la famille (CIDFF) du Calvados
    Permanences téléphoniques du lundi au vendredi sauf le jeudi matin de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h.  
En cas de danger  :
  •   17 à partir d'un téléphone portable ou d'un fixe
  •  3919 pour une écoute ou des renseignements (24h/24) ou par texto au 114
  •  La plateforme en ligne Arrêtons les violences
Les pharmacies à vos côtés

Plus discrètement, si l'auteur des violences est encore avec vous... vous pouvez aussi appeler votre pharmacie.
Un code national a en effet été créé pour que les victimes puissent demander de l’aide discrètement si elles sont accompagnées de l’auteur des violences. Ce code est « Masques 19 ».

Distinguer conflit et violence

Il est important de bien distinguer les violences des disputes et conflits familiaux. Dans les conflits, deux point de vue s'opposent dans un rapport d'égalité. Dans la relation violente, il s’exprime un lien de domination et de pouvoir de l'un sur l'autre.

Les formes de violences

Vous êtes victime ou témoin de :

  • violences psychologiques : dévalorisation, humiliation par des insultes, des moqueries, des attitudes, isolement ;
  • violences verbales : hurlements, cris, refus de communiquer, insultes, injures ;
  • violences physiques : atteinte à l’intégrité corporelle, blessures, coups ;
  • violences économiques : priver de ressources, d'autonomie financière, devoir rendre des comptes au centimes près ;
  • violences sexuelles : sévices sexuels, viol, pratiques sexuelles imposées. 


L’enfant exposé aux violences conjugales est en danger

En France, 4 millions d'enfants seraient exposés à la violence conjugale selon l’Observatoire national de la protection de l'enfance (ONPE). Même en l’absence de violence physique, ils vivent chaque jour dans un climat de grande insécurité, de crainte et de tension.

L'enfant exposé peut :
  • S’interposer
    L’enfant est parfois amené à s’interposer pour protéger l’un de ses parents ou à prendre parti. Il est aussi parfois lui-même victime de violence physique.
  • Être l’objet du conflit
    Il peut être impliqué dans le conflit, notamment quand son éducation est au centre du désaccord.
  • Être témoin du conflit
    L’enfant est exposé à de la violence conjugale même s’il n’est pas présent dans la pièce lors des scènes. Il peut alors observer de manière silencieuse ou être témoin auditif (il entend ou cherche à ne pas entendre).
Ce que ressent l'enfant

Dessin d'un enfant pleurant sous une table.

Des sentiments de peur, de colère, de honte peuvent envahir l'enfant qui assiste aux violences. Il peut être en permanence sur le « qui-vive ».

 Pendant la grossesse, l’enfant à naître ressent ce stress et peut amener à une naissance prématurée.

Les conséquence pour l'enfant

Cet environnement va compromettre le bien-être et le développement de l’enfant. Il présente ainsi plus de risques, en grandissant, de développer des problèmes de santé et des difficultés psychologiques.
Ex. : maux de ventre, allergies, maux de tête, troubles du sommeil et de l’alimentation, difficultés d’apprentissage, angoisses, hyperactivité, difficulté à être en relation avec les autres, manque d’estime de soi, irritabilité et agressivité.

Vous êtes inquiet pour votre enfant ?
  •  119 : Allô Enfance en danger

Bannière animée 119 Enfance en danger

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