Pont Reynolds/©Département du Calvados

Inauguration du pont Reynolds

À l'occasion du 75e anniversaire du Débarquement, la Communauté urbaine Caen la mer a souhaité rendre hommage aux soldats canadiens qui ont contribué à la Libération en baptisant "Reynolds" le nouveau pont qui permet de relier la Presqu'île aux Rives de l'Orne en tramway.

vendredi 07 juin 2019
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Le capitaine Reynolds

Né le 21 mars 1914 à Winnipeg au Canada, George Gilbert Reynolds débarque en France le 10 juillet 1944 en tant que capitaine du Corps Royal du Génie Canadien et participe à l’installation des ponts « Bailey » sur l’Orne.  Décédé le 23 juillet 1944 à 15 h alors qu’il supervise une démolition dans le quartier de Vaucelles, le capitaine Reynolds sera enterré au cimetière de Beny-sur-Mer.

 

Pourquoi un pont à son nom ?

La libération de la ville de Caen est une priorité des forces Alliées dès le débarquement du 6 juin 1944. La présence allemande et les défenses mises en place ralentissent néanmoins l’avancée des troupes canadiennes et britanniques dans ce secteur.

Après plusieurs tentatives, la rive gauche de Caen est libérée le 9 juillet 1944. Les ponts qui enjambent l’Orne sont détruits : en effet, bombardements et sabotages les ont rendus impraticables.

Afin de traverser le fleuve, le Royal Canadian Engienners (RCE), le Corps Royal du Génie Canadien, achemine et construit des ponts « Bailey », autrement dit des ponts préfabriqués portatifs. Grâce à ces installations, la rive droite de Caen est prise le 20 juillet mais les combats continuent dans le quartier de Vaucelles.

Le 25 juillet, pour accélérer le transfert des troupes et du matériel militaire vers le sud, un triple pont Bailey de classe 40 à deux voies est installé. Cette passerelle d’une cinquantaine de mètres de long est baptisée « Pont Reynolds » en mémoire du Commandant en second de la 23e compagnie du Royal Canadian Engineers décédé deux jours plus tôt à l'âge de trente ans.

Sources : www.ancestry.ca / La bataille de Caen - Alexander McKee.

 

Un pont permettant une nouvelle desserte

Impossible de faire se côtoyer le nouveau tramway avec les 19 000 véhicules qui empruntent quotidiennement le Pont Stirn pour traverser l’Orne. Pour lui permettre de rejoindre la Presqu’île de Caen et ses équipements tout en garantissant un arrêt aux Rives de l'Orne, un nouveau pont s’imposait.

Les travaux de construction du pont Reynolds ont donc débuté en novembre 2017 par la réalisation des fondations avec des pieux de 17 mètres de profondeur. L’actuel giratoire (face aux Rives de l’Orne) a quant à lui été transformé en carrefour à feux, pour sécuriser le passage du tramway.

Ainsi grâce au pont Reynolds, sur la ligne T2 du tramway, les stations Gare-Rives de l’Orne et Presqu’île assureront la desserte de la Gare SNCF (accès Rives de l’Orne), du centre commercial des Rives de l’Orne, du Tribunal de Grande Instance, de la Bibliothèque Alexis De Tocqueville, de l'ESAM et du Cargö.

 

Biographie Richard Franklin Krepps

Délégué vétéran du 2e Bataillon du Corps du génie royal canadien

Richard Franklin « Hell on Wheels » Krepps est né le 24 juin 1923 à Brock, en Saskatchewan. Il s’est enrôlé dans les Forces armées canadiennes le 30 octobre 1941 et a été libéré le 19 mars 1946 au grade de caporal. Il vit actuellement à Red Deer, en Alberta.

M. Krepps a servi en Europe continentale comme estafette entre 1941 et 1946, exécutant des commandes pour le 2e Bataillon du Corps du génie royal canadien en motocyclette. Il a passé la majeure partie de la guerre tout seul, parcourant parfois plus de 60 kilomètres pour transmettre des messages très secrets en plein milieu de la guerre.

Après son service, il a déménagé à Flin Flon, au Manitoba, où il a travaillé dans l’industrie minière. C’est là qu’il a rencontré sa femme, Eleanor Ruth Krepps, qu’il a épousée en 1952. Le couple a eu trois fils et une fille. M. Krepps a pris sa retraite après 35 ans au poste de contremaître de mine dans deux départements.

M. Krepps a reçu pour son service l’Étoile de 1939-1945 ; l’Étoile France-Allemagne ; la Médaille de la défense ; la Médaille canadienne du volontaire avec agrafe ; la Médaille de guerre 1939-1945 ; la Légion d’honneur ; et la Médaille George. 

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