29sept.
Tourisme
Paul Chandelier : les rencontres entre élus et professionnels du tourisme à la Foire de Caen
Sur le stand de la Foire internationale de Caen 2011 : Paul Chandelier, conseiller général du canton de Thury-Harcourt, Hervé Lebel, président de Normandie Sites, et Michel Bénard, conseiller général du canton de Saint-Pierre-sur-Dives. / © Honoré confrère
Durant la Foire internationale de Caen 2011, le Conseil Général a organisé sur son stand des rencontres entre conseillers généraux et professionnels du tourisme. Co-animées par Paul Chandelier, en tant que président de la commission Tourisme et du Comité départemental du tourisme (CDT), et par Hervé Lebel, président de l’association Normandie Sites, ces rendez-vous ont été l'occasion d'aborder quelques enjeux stratégiques de cette filière. À cette occasion, Paul Chandelier a répondu à nos questions.
Ces rencontres ont-elles bien fonctionné ?
Oui, cela a bien marché et nous avons vraiment répondu à une attente des gestionnaires de sites et lieux de visites. Ils se sont aperçus qu’un structure comme le Département les prenait vraiment en considération, non pas comme de joyeux illuminés qui vivent leur passion, mais comme des professionnels, de vrais acteurs économiques, qui ont un vrai rôle de gestion de leurs établissements et d’accueil des nombreux personnes qui viennent visiter le Calvados. C’est donc avant tout une reconnaissance très officielle qu’il leur fallait et qui se traduit également dans le plan touristique.
Est-ce que cela vous a permis de valider certaines idées ?
Les questions que nous avons posées font partie de nos réflexions dans le cadre de la commission du tourisme et du Comité départemental du tourisme (CDT). Nous avons effectivement pu valider et vérifier qu’on ne se trompait pas dans nos orientations. Et cela a permis la concrétisation d’idées que nous avions déjà discutées avec le président. Nous avons ainsi pu les valider auprès des professionnels qui étaient là, mais également auprès des conseillers généraux qui ont été très présents. Ils ont donc pu se rencontrer et confirmer, conforter les idées que nous avions ébauchées dans le plan.
Pouvez-vous nous donner quelques exemples ?
J’ai un exemple qui me tient à cœur, c’est celui de la jeunesse et des collégiens. Jean-Léonce Dupont a l’intention de développer une politique jeunesse d'envergure et je crois fermement à cela comme vecteur de propagation. Si les jeunes connaissent nos équipements touristiques, les parents les connaîtront, mais aussi les grands-parents, etc. C’est un des points que nous n'avions pas forcément mis assez en avant dans le plan. Nous avions par contre mis en évidence que 80 % de la clientèle touristique ne logeait pas en hébergement marchand mais plutôt chez les uns et chez les autres, en famille. Là, on retrouve l’importance des jeunes dans l’accueil des cousins, des oncles ou des grands-parents qui viennent leur rendre visite. Il faut donc qu’ils aient un rôle important à jouer.
Le deuxième point, c’est la signalétique. Dans ce domaine, nous avons eu la confirmation qu’il ne s’agissait pas d’un problème individuel. Aucun professionnel ne nous a d'ailleurs demandé un panneau pour signaler un site en particulier. Ils nous ont demandé une signalétique globale qui permette aux visiteurs, quelle que soit l’endroit où ils se trouvent, de savoir qu’il y a, par exemple, un parc zoologique à 50 kilomètres, grâce à une carte qui représenterait l’ensemble du Calvados. Pour cela aussi, nous sommes passés à l’action collective. Et lorsqu’on raisonne comme cela, cela devient professionnel et économique. Il faut raisonner par filière et c’est le réseau qui doit fonctionner.
Cela va-t-il déboucher sur des rencontres plus régulières avec les professionnels du tourisme ?
Sur le stand de la Foire de Caen, nous invitions tous les gestionnaires de sites touristiques. Ce que nous voulons maintenant, c’est effectivement continuer le dialogue mais avec un seul interlocuteur, à savoir une association telle que Normandie Sites, avec son président et deux ou trois de ses membres selon les thèmes abordés. De la même manière, nous avons l’Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) comme interlocuteur pour les restaurateurs, les Gîtes de France dans le domaine des gîtes, etc. Nous discutons de points précis avec cet interlocuteur unique qui se charge ensuite de diffuser l'information auprès des membres de son association.
Article publié le 29 septembre 2011 par calvados.fr



