01févr.

Institution - Vie politique

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Allocution lors de la réunion du Conseil Départemental du mercredi 1er février 2017 - Budget primitif 2017

L'Assemblée départementale le 1er février 2017.

L'Assemblée départementale le 1er février 2017. / © DR

Mes chers collègues,

Avant d’aborder l’ordre du jour de notre session, je voudrais ce matin rendre hommage à Anne d'Ornano puisque j'ai appris avec un immense plaisir, en tout début d'année, son élévation à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur, selon la formule consacrée.
En mon nom et en notre nom à tous, je me réjouis de cette brillante distinction qui honore toute l'action généreuse et efficace menée au service du Département et de tous les Calvadosiens, durant tant d'années ; mais je salue aussi, à travers cette belle et nouvelle promotion, le parcours qui fût le sien, notamment au regard de ses responsabilités nationales dans le domaine de l'enfance et de la famille ; sans oublier la ville de Deauville, si chère à son cœur, son engagement auprès des équipes du centre François Baclesse ou encore son action en tant que présidente de l'Association "Mathilde".
Pour l'ensemble de ces raisons, et bien d'autres encore, je tiens à très chaleureusement féliciter Anne d'Ornano pour cette haute distinction amplement méritée qui célèbre ses différents parcours et ainsi rendre hommage à la femme d'honneur et de talent, à cette dame de cœur, qui par sa fidélité demeure toujours très proche de nous.
Elle a su, avec un sens profond de la diplomatie, le tact et l'aisance qu'on lui connaît, au fil des années, imprimer la marque de son inégalable élégance dans l'action et surtout son dévouement envers les autres, ici chez nous, comme ailleurs dans le monde.
Le rouge de l'honneur à sa boutonnière lui va si bien qu'il me revient, une nouvelle fois, de la congratuler et de lui dire ainsi tous nos mercis et nos bravos.

J’ai un grand plaisir à vous retrouver et à ouvrir notre première session de l’année 2017, dédiée à l’adoption de notre budget primitif. Elle est l’épilogue d’une longue période de préparation, d’échanges avec nos services et nos partenaires institutionnels, et de débats en commission.

Certains Présidents d’Exécutifs aiment à dire que le budget qu’ils portent, est un budget, je mets des guillemets, « de combat », « de résistance », « d’avenir », ou parfois simplement « de continuité ». Vous avez, j’en suis persuadé, déjà entendu ces expressions, et sans doute les ai-je moi-même empruntées quelques fois. Convenons ensemble qu’elles sont toutes galvaudées aujourd’hui. C’est un peu, vous savez, lorsqu’un territoire se présente, et je vais mettre encore une fois des guillemets, comme une « terre d’entrepreneurs », un « terroir d’innovation », et toujours, bien sûr, au « carrefour de l’Europe »…

De fait, si vous y réfléchissez bien, si on pèse réellement ces mots, dans la sphère publique locale aujourd’hui, tous les budgets sont des budgets de combat, des budgets de résistance, et qui conjuguent autant que faire se peut, à la fois des principes de continuité et des projets d’avenir.

Le nôtre n’y échappe pas. Il emprunte un peu à chacun de ces qualificatifs. Mais ce ne serait pas rendre hommage à notre travail, à ce que nous pouvons collectivement avoir la fierté d’avoir accompli ici, au Conseil départemental du Calvados, que de l’y cantonner.

Par nos débats cette semaine, nous allons vivre un moment démocratique privilégié. Car le budget que je vous propose est un budget de refondation du Département. Passée la réforme territoriale, passée l’amputation – quatre années de suite tout de même – des dotations que nous verse l’État, passée la modernisation de pratiquement tous nos dispositifs d’actions publiques depuis le renouvellement de notre assemblée, nous avançons. Et nous inventons le Département de demain.

Le Département de demain, c’est celui qui se sera adapté, de manière aussi résiliente que possible, à la crise économique et sociale qui n’épargne aucune administration publique et à la perte de la clause de compétence générale. Le Département de demain, c’est celui qui aura su, dans ce contexte, se réorganiser autour d’un nouveau socle de compétences et refonder sa légitimité, sa pleine pertinence, au cœur du bloc public local. Le Département de demain, c’est peut-être déjà le nôtre, si vous le choisissez par vos votes engagés, cette semaine.

Qui dit budget de refondation, dit déjà, c’est indispensable, un budget sur des bases saines. Nous les avons ici. Nous les avons même de manière exceptionnelle ici. Vous le savez. Vous en avez convenu lors de notre débat d’orientations budgétaires le 12 décembre dernier, même à la gauche de cet hémicycle. Vous en avez la fierté, autant que moi et autant que les 3 053 agents de notre administration. Notre Département est l’un des mieux gérés de France.

Il est dans le club très fermé des Départements qui sont parvenus, en 2016, à baisser leur masse salariale, dans le cadre d’un dialogue social toujours respectueux. Pour vous dire, selon les premières informations qui me remontent de l’ADF (l’Assemblée des Départements de France), il n’y aurait que 7 Départements sur 101 qui y seraient parvenus.

Nous sommes également dans le club très fermé des Départements qui n’ont pas augmenté les impôts depuis plusieurs années et qui s’y engagent pour les années à venir. Nous sommes dans le club très fermé des Départements qui ont une dette parfaitement maîtrisée, totalement sécurisée (c’est-à-dire sans aucun emprunt toxique), avec des frais financiers moitié moindres qu’ailleurs, et qui continue même de se désendetter.

Mais nous ne sommes heureusement toujours pas entrés, c’est évident dit ce qui précède, dans le club des Départements qui ne parviendront à boucler leur budget 2017, notamment pour la couverture de leurs dépenses de rSa, qu’avec l’apport exceptionnel d’un fonds de secours national. Ils seront dans ce club 43 cette année, tout de même.

Ce sont nos fondamentaux. Nous avons su prendre les mesures qui s’imposaient, au fil de ces dernières années, pour toujours les maintenir. Nous en récoltons aujourd’hui les fruits. Les temps sont difficiles pour toutes les collectivités locales, je ne le retire pas. Je ne reviens pas sur mes propos durs, mais fondés, envers l’échec économique d’un gouvernement qui a conduit notre pays, les comptes publics de l’État et par suite ceux des collectivités qui en dépendent malgré elles, à la quasi-faillite.

Mais tandis que certains promettent du sang et des larmes, nos efforts prolongés nous permettent ici d’entrevoir un peu d’espoir. Nous améliorerons dans notre budget 2017 notre capacité d’autofinancement des investissements de plus de 20 % et toutes nos marges de gestion. Nous poursuivons notre excellence de gestion puisque, alors même que nos dépenses internes sont déjà parmi les plus faibles de France, nous baisserons de plus de 2,5 % nos dépenses de moyens généraux, y compris de communication, et de plus de 14 % nos dépenses de gestion financière. Grâce à la modernisation de nos services, nous le ferons en améliorant dans le même temps notre efficience. En témoigne la baisse de -8 % du temps de mandatement de nos factures, ce qui permet aux entreprises que nous faisons travailler d’être payées très rapidement, ou encore la baisse de nos sinistres de -15 %.

Nous avons là, je crois, de quoi construire dans le roc la refondation du Département, et y ancrer trois formidables piliers, autour desquels nous pouvons déployer toutes les compétences que la nation nous a confiée.

Le premier pilier du Département refondu que je vous propose, c’est bien sûr la solidarité sociale, à laquelle nous consacrerons pratiquement les deux tiers de notre budget. C’est un pilier essentiel, particulièrement privilégié, autour de nos compétences en faveur des personnes âgées, des personnes handicapées, des personnes en précarité ou en recherche d’insertion, et des mineurs et jeunes majeurs qui sont confiés à notre protection. Nous en sommes le chef de filât et depuis qu’elles nous ont été confiées, nous démontrons ô combien nous maîtrisons bien la gestion de ces politiques publiques. Concevez donc qu’en 2017, en dépit du vieillissement de la population, en dépit d’une crise sociale et d’une crise migratoire qui se prolongent hélas encore, notre expertise dans ces domaines nous permettra de contenir la hausse des dépenses sociales, en net, à un niveau inférieur à l’inflation prévisionnelle !

Bien sûr, je n’oublie pas que l’action sociale, ce n’est pas que du contrôle, de la gestion, de la maîtrise, c’est d’abord des femmes, des enfants, des hommes qui ont besoin des services publiques et vers lesquels nous tendons la main. C’est en pensant à eux que nous pourrons être fiers de faire de l’année 2017 une très grande année des solidarités dans le Calvados.

Je n’énumèrerai pas tout, mais pour que vous en soyez conscients, et fiers, sachez que nous inaugurerons au printemps deux nouvelles circonscriptions d’action sociale, nos maisons des solidarités, à Hérouville-Saint-Clair et à Lisieux. Nous ouvrirons une quatrième MAIA à Caen et un septième CLIC à Douvres-la-Délivrande, pour achever la couverture intégrale du Calvados par nos équipes en charge de venir en aide aux personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer et aux personnes âgées, ainsi bien sûr à leurs aidants. Nous lancerons les chantiers du nouveau foyer pouponnière à Caen pour les enfants de 0 à 6 ans qui nous sont confiés, et nous soutiendrons la rénovation de la maison d’enfants à caractère social d’Anctoville. Nous lancerons l’expérimentation d’un « bus de la PMI » pour aller à la rencontre des femmes enceintes et des jeunes enfants dans le Bessin, le Virois et le pays de Falaise. Nous poserons les premières pierres de la rénovation des Ehpad de Saint-Pierre-sur-Dives, de Port-en-Bessin-Huppain et de Pont-l’Évêque. Nous engagerons le remplacement progressif des actuelles cartes de stationnement, d’invalidité et de priorité délivrées aux personnes handicapées et aux personnes âgées dépendantes, par les nouvelles cartes sécurisées « mobilités inclusion » ; et nous engagerons les travaux du nouveau foyer occupationnel pour adultes handicapés de Graye-sur-mer.

En notre qualité de chef de filât des politiques de solidarité sociale dans le Calvados, nous rassemblerons tous les partenaires institutionnels autour de nous, pour écrire le nouveau schéma départemental de l’autonomie, le nouveau schéma départemental de l’enfance et de la famille et pour faire vivre la Conférence des Financeurs en faveur des personnes âgées et handicapées. Avec nos confrères du Département de la Seine-Maritime, nous organiserons des ateliers et des colloques pour réfléchir à la manière dont nous pourrons favoriser le maintien à domicile des personnes en perte d’autonomie, grâce à des aides ciblées sur la rénovation de l’habitat. Nous serons enfin pilotes, en France, pour concevoir le système d’information – disons pour faire court « 2.0 » – des maisons départementales des personnes handicapées.

Tout cela, ce n’est pas rien ! Excusez-moi du peu ! Quel élan, quelle vitalité ! Je crois que c’est un travail exceptionnel qui est engagé.

Le deuxième pilier du Département, c’est la solidarité territoriale. Nous en sommes le chef de filât, par la légitimité de la loi, autant que par la reconnaissance de notre expertise dans ce domaine, de notre proximité aux territoires et des moyens que nous y consacrons, qui sont, dans le Calvados, sans aucune mesure avec ceux des administrations européennes, nationales ou régionales.

Cela nous confère une grande responsabilité : celle de préserver une juste péréquation entre les territoires urbains et ruraux, afin d’y créer et d’y maintenir les services utiles à la population et de faire en sorte que la cohésion de la France, entre ses désormais 22 métropoles et ses territoires dits périphériques, ne se défasse pas. Le Département est le premier partenaire des communes et de leurs intercommunalités – il en est même parfois le seul interlocuteur. En tant que conseiller départemental, vous vivez cette réalité au quotidien. Nous sommes les ambassadeurs des territoires et nous continuerons de porter leur parole, de les défendre et de les aider de toute notre énergie, et avec tous les moyens à notre disposition, face à une Europe, un État et des grandes Régions, qui à leurs échelles macro-territoriales courent chacun le risque de se couper des réalités du terrain.

À mes yeux, et je veux partager avec vous cette conviction, la solidarité territoriale doit avoir pour premier levier, l’alliance entre les acteurs d’un territoire, dans le respect des compétences et des capacités d’action de chacun d’entre eux. C’est le sens de ce que nous mettrons en œuvre cette année.

  • En aide à l’investissement, nous signerons 17 contrats de territoire, pour lesquels nous consacrerons dans les cinq années qui viennent, ici dans le Calvados, six fois plus que l’ancienne Région Basse-Normandie avait fait au cours des cinq années passées. En 2017, ce seront ainsi plus de 20 millions d’euros de crédits de paiement que nous redistribuerons aux maîtres d’ouvrage locaux.
  • En aide au fonctionnement, dans une approche avant-gardiste en France, nous signerons nos premiers contrats de développement culturel avec les communautés de communes volontaires, nous couvrirons le Calvados avec nos conventions de délégation de l’aide à l’immobilier d’entreprise et nous étendrons notre soutien à l’ingénierie territoriale, notamment dans le domaine de l’eau par le truchement de notre nouvelle agence départementale.

L’un de nos plus importants chantiers de 2017, au titre de la solidarité territoriale, sera la signature conjointe avec la Préfecture, du premier schéma départemental d’accessibilité des services au public, qui s’adossera sur le réseau remarquable et encore une fois précurseur en France, de nos Points Info 14, qui ont désormais tous vocation à être labellisés en maisons de service au public.

Enfin, le troisième pilier du Département, dans son nouveau visage, recentré, que je vous propose, c’est la maîtrise d’ouvrage de projets structurants d’ingénierie, par application du principe de subsidiarité. Je ne sais pas si tout le monde met bien la même compréhension derrière ce terme. La subsidiarité, c’est pour moi l’idée qu’une politique publique doit s’exercer au niveau de pertinence le plus proche possible des populations. Au niveau du Département, c’est le cas pour les collèges, pour les routes départementales, pour les ports non commerciaux, pour les milieux naturels à protéger : ce sont des politiques dont il est difficile aux intercommunalités de s’emparer avec efficacité, et qui nécessitent une proximité que ne peuvent pas apporter les Régions – et ce d’autant moins qu’elles se sont agrandies parfois considérablement l’année dernière.

L’année 2017 verra, sur ce pilier-ci également, de très nombreuses réalisations.

Dans le domaine routier, nous allons rénover 1 million, oui 1 million (!), de mètres carrés de routes départementales. Nous allons lancer plusieurs opérations routières, comme la déviation de Sainte-Honorine-la-Chardonnette, l’aménagement entre Vire et l’autoroute A84, l’aménagement de la route entre Vassy et Saint-Germain-du-Crioult, l’échangeur de Monceaux en Bessin, la sécurisation des traverses de Canapville et de Bonneville-sur-Touques, le renforcement de la rocade de Lisieux – et j’en passe.

Dans le domaine portuaire, nous engagerons presque 9 millions d’euros. C’est un niveau d’effort exceptionnel, je ne suis pas sûr que nous l’ayons déjà atteint dans le passé. Il va nous permettre, de front, de refaire le mur de soutènement en pierre du port d’Honfleur, de réparer les portes des écluses des ports de Deauville et de Dives-sur-mer, de rénover les chantiers navals de Port-en-Bessin-Huppain et de sauver des eaux l’estacade ouest de ce même port.

Dans le domaine des collèges, nous interviendrons sur ¼, je dis bien ¼ (!), de nos établissements en 2017, avec pour la deuxième année consécutive, plus de 20 millions d’euros d’investissement. C’est 20 % de plus que la moyenne des précédentes années, car nous sommes dans le cœur de la réalisation de notre grand plan de modernisation des collèges. Nous mettrons un accent particulier sur leur sécurisation, en installant dans tous les collèges des alarmes intrusion et en renforçant les contrôles d’accès. Autre fait particulièrement notable de notre projet de budget, tous les collèges publics du Calvados, sans exception, seront connectés à notre réseau de fibre optique très haut débit en septembre prochain. C’est une première en France, pour un Département de notre taille, et nous devons cette très belle réalisation à notre stratégie d’aménagement numérique du Calvados.

Et pour finir sur ce pilier de grands projets, dans le domaine du cadre de vie et de l’environnement, nous prolongerons en 2017 de 9 km la superbe voie verte de la Suisse Normande, entre Saint-Rémy-sur-Orne et Clécy. Nous aménagerons 7 km supplémentaires sur la véloroute littorale du Bessin. Nous ouvrirons au public le site des marais de la Touques, avec un magnifique sentier de découverte. Et nous créerons une nouvelle boucle équestre au cœur du Bois du Caprice. L’objectif visé est de dépasser les 500 000 visiteurs par an dans nos espaces naturels sensibles.

Au niveau de nos satellites, je me réjouis par ailleurs :

  • qu’en 2017, la Brittany Ferries commande un nouveau navire dédié à la ligne Ouistreham-Portsmouth (il lui en coûtera la bagatelle de 250 millions d’euros) ;
  • Que Ports Normands Associés investisse massivement pour permettre l’accueil de croisiéristes, dont le nombre a déjà augmenté de 44 % sur nos côtes l’année dernière ;
  • Je me réjouis que notre société d’aménagement, la SHEMA, s’apprête à signer un marché de plus de 60 millions d’euros pour développer la prometteuse filière des énergies marines renouvelables en Normandie, en même temps qu’elle poursuit les travaux du futur village des marques de Honfleur et qu’elle va nous proposer bientôt de clôturer, avec des bénéfices, notre concession d’aménagement pour la reconversion réussie du site de l’ancienne usine de Moulinex, à Cormelle-le-Royal.

Je ne peux évidemment pas citer tous nos projets pour 2017, mais je crois que l’extrait que je viens de vous livrer convaincra chacun que le Département du Calvados avance, qu’il bat de sa pleine vitalité, qu’il porte des actions publiques maîtrisées, utiles, enthousiasmantes pour les habitants et pour les territoires.

Les trois piliers du Département de demain, tels que je les ai décrits, entre le social, la solidarité territoriale et l’ingénierie des projets d’échelle départementale, forment une remarquable cohérence, autour du thème de la cohésion sociétale, pour s’assurer qu’aucun habitant, qu’aucun territoire ne soit un jour délaissé. C’est là l’une des plus belles missions d’une grande République, et c’est pourquoi je suis si profondément convaincu de l’intérêt et de la pertinence des Départements. Pour partager cette conviction, je suis allé, vous le savez, récemment plus loin, en écrivant à tous les candidats à la Présidentielle 2017, afin de leur faire part de ce que nous sommes en train d’accomplir ici, et de partager avec eux cette vision du Département de demain.

Je suggère dans cette lettre que l’avenir des collectivités territoriales ne passera plus par le dépècement des unes au profit des autres, dans un jeu global à solde probablement nul, qui ne fait qu’épuiser les élus et les services dans des réorganisations permanentes. À mes yeux, l’avenir des collectivités territoriales passe par l’octroi de davantage de souplesse dans l’exercice de leurs missions, par un droit à l’expérimentation locale, par leur plus grande autonomie vis-à-vis de l’État qui gagnerait, lui, à se recentrer sur ses missions régaliennes. Il est urgent de faire confiance aux territoires et de leur donner de l’air pour entreprendre et innover.

Alors au lieu de subir le retrait de l’État et l’empilement chaotique des réformes territoriales, je forme le vœu qu’en 2017, nous continuions d’inventer ensemble notre destin, à l’avant-garde des Départements de demain. Je suis conscient que dans notre projet de budget, en n’augmentant ni les impôts ni notre dette, en réduisant la masse salariale et nos frais de moyens généraux, nous n’avons pas choisi le chemin le plus facile. La pente, chers collègues, est parfois abrupte, exposée, délicate à engager. Mais le sage dit que le « chemin s’aplanit pour la cause la plus juste », alors écoutons-le et avançons ensemble !

Je le dis avec cet enthousiasme, car je perçois que notre Département soutient avec succès, et peut-être même porte, la vitalité des territoires du Calvados. Nous soutenons 70 festivals, 75 manifestations sportives, 21 créations de spectacle, 583 clubs sportifs… Et nous sommes en passe de gagner notre pari, le pari d’une France où finalement, on se rend compte que l’on vit mieux ici, entre terre et mer, dans l’authenticité d’un terroir riche de son identité, que dans la banalisation des très grandes villes devenues parfois trop denses et franchisées. Je me réjouis de savoir :

  •   que Caen est désormais la 11e meilleure ville de France où il fait bon vivre et travailler, selon le classement annuel du magazine l’Express ;
  • que Deauville vient d’être classée pour sa part, 3e ville balnéaire française pour son dynamisme commercial, par le magazine Le Point ;
  • et qu’une étude de la Fédération du commerce spécialisé révèle que Bayeux fait partie du palmarès des cinq villes françaises les plus dynamiques en matière de commerce.

Tous ces signes sont formidablement encourageants. Et si finalement, les territoires supposément périphériques, interstitiels, comme le nôtre, devenaient le nouveau rêve français ? Par votre vote cette semaine, vous pouvez y contribuer, en adoptant un budget de refondation de la collectivité départementale, qui permettra de faire que le Département de demain, soit déjà, ici, dans le Calvados, celui d’aujourd’hui.


Je vous remercie de votre attention
 

Discours prononcé le 1er février 2017 à l'Hôtel du Département. Seul le prononcé fait foi.

Article publié le 01 février 2017 par calvados.fr

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